Noeuds marins : les indispensables à connaître

15 septembre 2017 2 min de lecture Par CNB_Davlyrs

Un nœud bien fait tient sous la charge et se défait quand on le souhaite. Un mauvais nœud peut glisser, bloquer ou pire, céder au mauvais moment. Maîtriser les nœuds essentiels n’est pas une option en mer.

L’essentiel

  • Nœud de chaise : le roi des nœuds, boucle fixe indéfaisable
  • Nœud de cabestan : amarrage rapide sur un taquet ou bollard
  • Nœud de huit : arrêt d’écoute, sécurité garantie
  • Nœud de taquet : finition propre sur un taquet coinceur

L’art des noeuds marins

Savoir faire les bons noeuds est une compétence fondamentale

L’art des noeuds marins

Savoir faire les bons noeuds est une compétence fondamentale pour tout marin, pêcheur ou plaisancier. Un noeud bien fait tient sous la charge et se défait facilement quand on le veut. Un mauvais noeud peut glisser sous tension ou, pire, se bloquer définitivement. Voici les noeuds essentiels à maîtriser.

Le noeud de chaise (bowline)

Le roi des noeuds marins. Il forme une boucle fixe qui ne glisse pas sous la charge et se défait toujours, même après avoir été fortement sollicité. Utilisations : amarrage, remorquage, sauvetage (boucle autour du torse d’une personne à l’eau).

Méthode : « Le serpent sort du puits, fait le tour de l’arbre et redescend dans le puits. » Faites une petite boucle dans le cordage (le puits), passez le brin libre par en dessous (le serpent sort), faites-le passer autour du cordage principal (l’arbre), et repassez-le dans la boucle (il redescend). Serrez.

Le noeud de cabestan (clove hitch)

Le noeud d’amarrage par excellence. Il s’enroule autour d’un bollard, d’un taquet ou d’une bitte d’amarrage. Facile à faire et à défaire, il tient bien sous traction constante mais peut glisser si la charge varie. Idéal pour les amarrages temporaires.

Le noeud de taquet

Indispensable au port : c’est ainsi qu’on amarre son bateau à un taquet. Un tour complet autour de la base du taquet, puis des huit alternés autour des cornes, terminé par une demi-clef renversée. Ce noeud tient parfaitement et se défait en un instant.

Le noeud de pêcheur (fisherman’s knot)

Comme son nom l’indique, c’est le noeud du pêcheur. Il sert à relier deux fils de pêche (bas de ligne au corps de ligne, par exemple). Chaque brin fait un noeud simple autour de l’autre, puis on tire les deux brins principaux pour serrer l’ensemble. Solide et compact.

Le noeud plat (reef knot)

Le noeud de base pour relier deux cordages de même diamètre. « Gauche sur droite, puis droite sur gauche » (ou l’inverse, mais toujours alternée). Attention : si les deux boucles ne sont pas alternées, on obtient un « noeud de vache » qui glisse sous la charge.

La demi-clef et le tour mort

La demi-clef est le noeud le plus simple : un tour et on passe le brin sous lui-même. Seule, elle ne tient pas. Mais combinée à un tour mort (un tour complet autour d’un anneau ou d’un poteau), elle forme un amarrage rapide et sûr. Deux demi-clefs après un tour mort : c’est le noeud standard pour attacher un pare-battage.

S’entraîner

Prenez un bout de cordage (1 mètre suffit) et pratiquez chaque noeud jusqu’à le faire les yeux fermés. En mer, on fait souvent les noeuds sous la pluie, dans le vent, avec des gants : la mémoire musculaire est essentielle. Les noeuds décoratifs (pomme de touline, noeud de singe, tresse) sont aussi un hobby passionnant qui produit de beaux objets.